Feu Finkielkraut !

Etre en rassra, que vous le vouliez ou non ce terme judéo-arabe, est entré dans le vocabulaire de cette France que vous détestez M.Finkielkraut.

Je le pense, vous l’êtes en rassra…et depuis fort longtemps mais en plus encore depuis que vous avez affirmé haut et fort que vous n’aviez vu « Que les petits blancs au deuil de Johnny Hallyday et que ces Français moins nets en étaient absents ». La dernière fois, dans l’émission «On n’est pas couché », Camille Chamoux, une jeune humoriste vous avait affublé d’un « papy Finkielkraut », Yann Moix et Christine Angot semblaient outragés, comme deux vierges effarouchées, par ces propos, pourtant si bien choisis, reflétant malheureusement une si triste réalité. Vous n’existez désormais que par vos sorties médiatiques, toujours accrochés aux mêmes thèmes, qui vous hantent « les non souchiens » comme vous les nommez si dédaigneusement. Ne l’oubliez jamais, ils sont issus comme vous et moi de l’immigration et constituent, que vous le vouliez ou non, ce qu’on appelle la communauté nationale. Non, Monsieur Finkielkraut vous n’êtes pas le seul gaulois ou le dernier des mohicans à avoir pleuré le décès de Johnny, c’est toute une nation qui était présente de tous milieux et de toutes religions confondues, comme le décrivait si bien Philippe Manoeuvre, en direct de la cérémonie. Moi, qui suis fille d’immigré algérien de la troisième génération, j’ai rendu hommage à Johnny et ses musiques ont retenti dans mon appartement tous ces derniers jours comme pour lui signifier un dernier aurevoir. Oui, Monsieur Finkielkraut, on aimerait vouloir encore vous pardonner pour ces mots si injustes et délibérément polémiques, mais trop c’est trop, vous n’avez pas le monopole de la France. Si la famille de Johnny n’a pas souhaité la présence de Marine Le Pen, à la cérémonie de la Madeleine, elle se serait aussi bien passée de votre polémique stérile qui vient entacher ce deuil national, cette communion unique et rare que seul Victor Hugo avait pu réunir en son temps lors de ses obsèques. Oui, papy Finki, il est grand temps que vous sortiez de votre appartement poussiéreux du cinquième, la vie est bien différente que celle que vous voulez bien dépeindre du haut de votre tour doré. Si Emmanuel Macron écrivait il y a peu que Jean d’Ormesson était un égoïste passionné par les autres, vous au contraire vous êtes un égoïste passionné par vous même… Lui, qui avait tant oeuvré pour que vous soyez à ses côtés dans la prestigieuse institution de l’académie Française, doit-être bien triste de voir à quel point votre besoin d’exister, vous emmène à clamer des propos extrémistes d’une telle haine. Vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même, un philosophe à la dérive. On l’a bien compris, Vous exécrez cette France du métissage, vous êtes…un homme du passif. Monsieur Finkielkraut, non vous ne nous donnez plus l’envie d’avoir envie ni de vous lire, ni de vous écouter.

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