Vendredi noir,

J’ai rêvé de me réveiller ce matin et de me dire que tout simplement que ce que j’avais vu, hier, dans les news, n’était qu’un cauchemar, l’objet de mon imagination et que le clap de fin s’annoncerait au petit matin.
J’ai espéré que le concert du groupe Eagles of Death Metal se terminerait et qu’on rallumerait les lumières et que la foule, transpirante, sortirait heureuse d’avoir pu voyager au rythme du son des guitares.
Je me réjouissais de les voir heureux, de scruter les sourires sur les grands boulevards de Paris. Une jeunesse qui vit, qui bouge, qui s’éclate qui aime la vie ce don le plus sacré.
Et puis je me suis réveillée, j’ai ouvert les yeux, un instant j’ai voulu nier la réalité.

J’ai repoussé ce téléphone, impossible d’appuyer sur un site d’actualité puis j’ai pressé le bouton et fut éclaboussée par cette vision d’horreur.
Ce massacre avait bien eu lieu je ne pouvais plus nier l’évidence.
On a décimé la vie, des vies, celle d’innocents ne souhaitant qu’une chose, célébrer la vie !

Je ne souhaite pas écrire sur les moments qui ont suivi, on est tous des humains mais j’ai pris conscience que l’homme est un loup pour l’homme.
Mon coeur a saigné de douleurs, je pleure tous ces êtres disparus au nom de l’ignorance, difficile pour moi de trouver des réponses à ces actes.
Je ne leur accorderai pas de pardon, ni n’essayerai de comprendre les raisons qui les ont poussées à commettre ces ignominies.

Je ne parlerai pas de ces terroristes, ils ne méritent pas de mots, pas de qualificatifs. Comme le disait si bien Desproges : « Le martyre est la seule façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent ».
Cette France que j’aime, je chéris à chaque instant, on l’a attaqué, on nous a attaqués, ce sont des larmes de sang qui ont coulé sur mon visage.
Il faut se tenir debout, ne rien lâcher et vivre avec l’esprit qu’on ne renonce à rien surtout pas à notre liberté, celle qu’ils ont voulu bafouer à coup de kalachnikoff.

Tout ce que je sais, c’est que la France, cette chère et tendre France a accueilli mes parents comme une mère, leur a permis de vivre, de se construire un avenir meilleur et d’élever leurs enfants dans le respect en leur inculquant les valeurs fondamentales de la République.

Je n’oublierai jamais ce Vendredi 13 Novembre 2015,
Je pense et je penserai à tout jamais, à tous ces enfants, ces jeunes, ces familles qui sont pour moi des frères perdus dans un combat auquel il n’avait pas décidé de participer.
A ma France, à tous mes Frères !

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